Indonésie

Qui sont les volontaires des missions internationales ?
le 10 août 2005
Au-delà de la diversité des parcours et des profils, les Volontaires Mission Internationale qui composent les équipes de la Croix-Rouge Française se rejoignent sur deux points essentiels : leur passion pour l’action humanitaire et l’envie de travailler à l’étranger. Coordinateur de programmes économiques, spécialiste Eau et Assainissement, logisticien, autant de professionnels dans leur métier.

Un parcours tout traçé
Nadica Rinic, VMI - 7.8 ko
Nadica Rinic, VMI
©CRF
 
Nadica Rinic (28 ans) a suivi un parcours logique dans l’humanitaire. Après un DESS de gestion humanitaire à Paris XII, elle rejoint la Croix-Rouge Française au service Recherches pour un stage de 9 mois en 2001. Une première mission consistant à raccompagner un émigré clandestin dans son pays d’origine sert de déclencheur : « Cette première expérience m’a donné le goût de l’international, raconte-t-elle. J’ai ensuite rejoint la mission de Bam, en Iran, suite au tremblement de terre en décembre 2003. » Elle y reste cinq mois comme coordinatrice de projets économiques. Puis poursuit en Indonésie où elle coordonne des programmes de relance économique : « Quand je suis arrivée à Aceh en janvier dernier, comme déléguée Information dans un premier temps, j’ai été stupéfaite par l’ampleur de la tâche. Je voulais absolument rester car il y avait beaucoup à faire. » La polyvalence dans le travail est à ses yeux la qualité majeure dans l’humanitaire : « Je ne conçois pas autrement mon travail opérationnel. A l’origine, je suis coordinatrice, mais en cas de besoin, je peux être administratrice ou logisticienne. Il faut savoir toucher à tout. »

Les chemins détournés
La présence de Baptiste au sein de la Croix-Rouge est un peu plus le fruit du hasard. Océanographe de formation, il gagne honorablement sa vie pendant quelques années dans un bureau d’études spécialisé dans l’aménagement du littoral. « J’en ai eu assez et je suis parti deux ans en Guadeloupe pour gérer des déchets ménagers. Quand je suis rentré en France, un ami m’a informé que la Croix-Rouge Française cherchait des volontaires. J’ai postulé et ma candidature a été retenue. J’ai travaillé loin de la Métropole et j’avais déjà une expérience en gestion de projets et d’équipe. » Ses responsabilités croissent au fil des semaines. Il gère maintenant le programme de distribution d’eau potable pour 40 000 déplacés sur la côte Est d’Aceh : « Je me suis rendu compte que ce domaine me convenait bien. Partir à l’étranger pour en plus aider les gens, cela me plaît. » Des motivations proches de celles de Jim, qui a quitté le confort d’un vaste cabinet parisien où il exerçait ses talents d’avocat, pour les problèmes de logistique et de sécurité : « A passer mes journées derrière un ordinateur, je perdais le sens des réalités. Ici, je donne sens à ma vie ». Jim effectue sa première mission dans l’humanitaire à 28 ans : « Cela faisait assez longtemps que je voulais travailler dans ce domaine. Après ma maîtrise de Droit, je cherchais à faire un DESS de Droit International Humanitaire, mais le manque de débouchés m’avait découragé. » Rigueur et bon sens sont les deux qualités pour le travail de logisticien qu’il apprend sur le terrain.

L’expérience humanitaire
Marie n’en est pas, elle, à sa première mission. « Je suis diplômée d’une école de commerce, mais il était clair dans ma tête que je ne travaillerais pas dans ce secteur. » En 1996, tout de suite après ses études, elle rejoint l’organisation Solidarités. Après des débuts comme administratrice, fonction par laquelle on fait souvent ses premières armes dans l’humanitaire, elle accède à des postes clefs dans la supervision financière et l’administration générale des missions, puis devient coordinatrice de projets économiques en Indonésie. Presque dix années d’expérience, jalonnées par des missions dans les Balkans, en Afghanistan et en Irak. Christophe, chef de mission Indonésie, fait également profiter l’ensemble de l’équipe de son expérience en Afrique et en Asie centrale : « J’ai su très tôt ce que je voulais faire » affirme-t-il. Ayant commencé dans l’humanitaire vers 20 ans, il a travaillé dans de nombreuses organisations et occupé différents postes : logisticien, coordinateur projets, délégué Eau et Assainissement, etc. Un chef de mission polyvalent donc, capable de coordonner tous les profils et une connaissance approfondie des mesures de sécurité. Ses compétences sont cruciales pour l’équipe d’Indonésie, la mission CRF internationale la plus importante à ce jour : « Le chef de mission doit être capable de développer une vision stratégique de l’ensemble des programmes et de définir des objectifs précis sur le moyen et le long terme. » Connaissances qui ne s’acquièrent que par une longue expérience....

Gilles Lordet, Indonésie


   
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