Indonésie

Centres de soins : pose des premières pierres à Bireun :
le 10 août 2005
Lundi 8 août, lors d’une cérémonie officielle organisée par les autorités indonésiennes, la Croix-Rouge française et le chef du district de Bireun, Mustafa Gelanggang, ont posé les premières pierres du centre de soins de Bukit Teukua, premier des cinq bâtiments prévus par ce programme. Dès mars 2006, la population locale pourra bénéficier des infrastructures médicales qui lui manquaient.

Coup d’envoi du projet
Le Régent et son assistant devant les plans du centre de soins - 7.2 ko
Le Régent et son assistant devant les plans du centre de soins
©CRF
 
L’Imam bénit les premières pierres posées dans la tranchée, d’abord avec du riz spécialement préparé, ensuite avec de l’eau puisée à l’aide d’un bouquet de fleurs. Il bénit ensuite les initiateurs du projet, Christophe Perruchot, chef de la mission CRF en Indonésie, et le régent du district, M. Mustafa Gelanggang. La cérémonie mêle traditions musulmanes et croyances achinaises. Les plans du « puskemas » (centre de soins populaire) qui verra le jour dans environ trois mois sont affichés sur les lieux des travaux, un ancien terrain de football. Le bâtiment s’étendra sur 520 mètres carré, comprendra 7 salles de soins dont une unité d’urgence, et pourra accueillir 50 patients par jour. Des logements de fonctions sont également prévus pour le personnel soignant.

Développer la région
« Maintenant que la phase d’urgence est terminée, la CRF se concentre sur la reconstruction de la province d’Aceh », explique Christophe. Notre principale activité à Bireun de janvier à juin a été de distribuer l’eau à plusieurs dizaines de camps. Maintenant, nous reconstruisons. Mais nous voulons que ce que nous construisons soit utile. Pour les centres de soins, nous nous assurons que le ministère de la Santé y mettra du personnel nécessaire. Il n’est pas question de bâtir des bâtiments pour qu’ils restent vides. » Le projet de construction de 5 centres de soins a pour but de pallier les carences du district de Bireun, créé il y a moins de deux ans. 20.000 familles sont concernées. Bireun espère se développer rapidement, grâce à l’esprit d’initiative d’un chef de district jeune et dynamique.

Cette région située sur la côte Est d’Aceh, considérée comme « pauvre » par les autorités indonésiennes, ne possédait jusqu’à maintenant aucune structure médicale. A partir de 2006, le district sera en mesure de mener une véritable politique de santé publique avec des consultations sur place, des campagnes de vaccinations, des soins d’urgence dignes de ce nom. « Ne perdons pas de vue non plus qu’Aceh est une région sensible, frappée par de nombreuses catastrophes naturelles », ajoute Christophe. « Jusqu’à maintenant, la population de Bireun n’avait aucun recours médical en cas de séisme. Nous voulons combler ce manque. » Lors de son discours officiel, le régent de Bireun, Mustafa Gelanggang, a mis l’accent sur la collaboration « durable et fructueuse » qu’il espérait construire avec la Croix-Rouge française.

Espoir de paix
Bireun tente de se développer lentement, de sortir de la catastrophe, mais aussi du conflit entre le GAM (Mouvement de Libération Achinais) et l’armée, qui a fait rage dans cette partie d’Aceh. Après cet événement, Mustafa Gelanggang a assisté à une cérémonie pendant laquelle plusieurs rebelles du GAM rendaient officiellement les armes. Les violences semblent baisser d’intensité à Aceh alors que le gouvernement de Jakarta est en pourparlers avec les rebelles et devait signer le 15 août un accord de paix pour, chacun l’espère, mettre un terme à 20 ans de guerre civile.

Reportage de Gilles Lordet


   
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