Inde

Projets en Inde
le 13 octobre 2005
Construction d’une maison témoin - 10.3 ko
Construction d’une maison témoin
©/CRF
 
Frappée par le tsunami du 26 décembre dernier, l’Inde a néanmoins refusé toute aide extérieure. Mais devant l’ampleur des dégâts, elle a finalement autorisé le financement de projets d’aide et de reconstruction d’ONG locales. A ce jour, 13 accords de coopération ont été signés avec la Croix-Rouge française, et commencent à prendre forme. L’association finance notamment la reconstruction de 1500 maisons.

L’EDMI (Enfants Du Monde Inde), implantée à 15 kilomètres de Pondichéry, met en place à Chennai (Madras) un centre de formation pour les jeunes issus de familles de pêcheurs. L’activité pêche a été totalement ravagée par le tsunami. La catastrophe a confirmé la nécessité d’offrir de nouvelles perspectives professionnelles à la jeunesse locale. Par le biais de son institut, l’organisation souhaite lui donner la possibilité de s’ouvrir à d’autres métiers, comme l’industrie piscicole ou des secteurs d’avenir aussi variés que l’hôtellerie, l’électricité, la menuiserie, la broderie, la décoration. Pour ce faire, l’EDMI envisage une formation sur 3 ans pour 120 jeunes, comprenant 9 mois d’enseignement théorique et pratique, et 3 mois de stage en entreprise.

Un second projet a été signé avec l’EDMI afin de soutenir cette fois la reprise de l’activité agricole. Ce projet concerne le dessalement de 2 000 hectares de terres pour permettre leur remise en culture d’ici trois ans environ.

Plusieurs autres ONG participent à la reconstruction de villages (de pêcheurs ou non pêcheurs) endommagés par le Tsunami et à la relance de l’activité économique. L’organisation locale GGF (Gandeepam Global Foundation), basée dans le district de Nagapattinam, a par exemple entamé la reconstruction de 430 maisons dans 2 villages, la fabrication de 14 chalutiers et de 52 bateaux en fibre de verre, l’achat de 200 filets et la mise sur pied de 5 unités de production de glace.
Dans son sillage, l’ONG française ADER réhabilite entièrement 4 villages dans le même secteur. Ce programme englobe la reconstruction de 293 maisons, avec la participation des habitants qui seront formés à la maçonnerie ; la construction de centres communautaires et encore le dessalement de 250 hectares de terres agricoles. VRDP, Village Reconstruction And Development Project, une ONG indienne particulièrement active sur le terrain depuis le tsunami, réhabilite pour sa part 12 villages du Tamil Nadu à travers différentes formations destinées aux 850 habitants : électricité, électronique, informatique, artisanat, réparation de bateaux et moteurs, hygiène ou assainissement. L’organisation a par ailleurs fourni 7 bateaux et va reconstruire 80 maisons dans le village de Matha Kovil Pet.

Chantier SOS Villages d’Enfants - 7.3 ko
Chantier SOS Villages d’Enfants
©/CRF
 
SOS Villages d’Enfants partage le même objectif visant à aider la population à retrouver son autonomie économique. L’organisation a pour sa part adopté le village de pêcheurs de Pudukuppam, dans le même district de Nagapattinam, et participe à la reconstruction de 250 maisons avec l’aide des villageois. Le projet tient compte de l’environnement et sur une étude architecturale très poussée.

Comme son nom l’indique, le Centre Français de Protection de l’Enfance (CFPE) s’occupe de l’accueil des enfants. 2 maisons d’accueil vont être construites ou réhabilitées, en partenariat avec deux congrégations religieuses. Ainsi le Couvent St Joseph prendra en charge une trentaine d’orphelins.

L’association indienne POPE (People Organisation for Planning and Education) gère 11 villages dans les districts de Cuddalore, Pondichéry et Kandeepuram. Après avoir apporté une aide d’urgence aux sinistrés de la région, principalement sous forme de fourniture de matériel et d’aide psychologique, POPE a lancé un vaste programme de réhabilitation prévoyant la construction de maisons permanentes et le développement d’activités socio -économiques (couture, production de lait, etc.).

Le projet de VOLONTARIAT est consacré aux populations de l’île Nicobar. Il s’agit essentiellement de fournir de l’eau potable et de matériel médical aux sinistrés (tout le système ayant été anéanti), sans oublier une aide psychologique. L’organisation assiste également l’administration d’Andaman dans son programme de reconstruction.

Préparation du terrain avant le lancement du projet Ma-Math - 9.7 ko
Préparation du terrain avant le lancement du projet Ma-Math
©/CRF
 
Au fil, des semaines, de nouveaux projets viennent sans relâche se greffer à cette liste de partenariats. Ainsi, l’ONG indienne MA-MATH dirigée par la très célèbre Amma, vient de conclure un accord avec la Croix-Rouge française pour reconstuire 500 maisons et infrastructures dans deux villages du district de Nagapattinam. Des centaines de dévôts sont à pied d’oeuvre, sur les chantiers, parmi lesquels de nombreux européens dévoués à la cause de cet ashram à la réputation internationale.



   
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