Communiqués

Le Président de la Croix-Rouge indonésienne à Paris
le 5 septembre 2005
Les Présidents Mattei et Muhammad - 13.1 ko
Les Présidents Mattei et Muhammad
©CRF
 
A l’occasion d’une visite de deux jours à Paris les 30 et 31 août 2005, le Président de la Croix-Rouge Indonésienne, Mar’ie Muhammad, et le Président de la Croix-Rouge française, Jean-François Mattei, ont signé un accord cadre de coopération pour 5 ans. Cet accord légitime l’installation dans la durée de la CRF en Indonésie. Les deux « partenaires » s’engagent à coopérer au développement de la PMI et au renforcement de sa capacité à mettre en œuvre efficacement l’aide en faveur des victimes du tsunami.

Rappelant les précédentes visites en Indonésie du Président Mattei, en janvier et février 2005, le Président de la Croix-Rouge Indonésienne a d’abord évoqué les liens d’amitié qui unissent les deux pays et les excellentes relations qu’entretiennent les Croix-Rouge indonésienne et française. Le Président Mattei, qui doit effectuer un troisième voyage en Indonésie en novembre prochain, sera invité en ami, a déclaré Mar’ie Muhammad. La CRF, qui comptabilise à ce jour une dizaine de projets validés sur le terrain, fait partie des organisations les plus actives en Indonésie. Mar’ie Muhammad a souligné le fait qu’elle était une des rares organisations humanitaires présentes à Sigli.

Bilan de la situation
L’Indonésie est actuellement en pleine phase de reconstruction. Des dizaines de milliers de maisons sont à reconstruire, autant sont à restaurer. La tâche est énorme. Le Président de la PMI estime à au moins trois ans le temps nécessaire à la reconstruction totale des zones ravagées par le tsunami (Rappelons, à titre d’exemple, que la moitié de la ville de Meulaboh a été détruite). Une durée due à plusieurs facteurs et en premier lieu à la nécessité de respecter la volonté de la population sinistrée. Les pêcheurs, par exemple, ne souhaitent pas vivre éloignés de la mer, tandis qu’une autre partie de la population, toujours traumatisée, ne veut plus, au contraire, s’installer près de la mer. Par ailleurs, se pose un problème de cadastre : les titres de propriété ont souvent été détruits par la catastrophe, certains villages entiers sont littéralement rayés de la carte, etc. Or, il est essentiel de bien attribuer les terrains. Enfin, il est très difficile de coordonner les travaux sur le terrain en raison du nombre d’employés engagés et de l’ampleur de la tâche. Tous les secteurs ont été touchés et il est impossible d’être opérationnel sur tous les fronts à la fois.

Critiques
Face aux critiques exprimées par certains medias en France, sur d’éventuelles lenteurs dans le processus de reconstruction, Mar’ie Muhammad a fait part de sa désapprobation. Compte tenu des difficultés évoquées ci-dessus, et des nombreux besoins sur le terrain, il est selon lui impossible d’avancer plus vite. Le Président met également en avant des problèmes de dysfonctionnement au niveau des autorités locales : des chefs de District et des Gouverneurs ont eux aussi subi de plein fouet la catastrophe, certains ayant disparu, d’autres ayant perdu des proches.



   
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