Sri Lanka

Relance de la pêche dans l’est
le 14 septembre 2005
Mise à l’eau d’un nouveau hors bord - 13.1 ko
Mise à l’eau d’un nouveau hors bord
©/CRF
 
La Croix-Rouge française est pleinement engagée dans la phase de reconstruction, soit directement, soit par le biais de partenariats avec des ONG : Reconstruction de maisons individuelles et d’écoles dans l’est et le sud-est du Sri Lanka ; réhabilitation et nettoyage de 1500 puits individuels dans les districts d’Ampara et de Batticaloa ; réhabilitation de structures de santé à Galle. La Croix-Rouge française participe également à un vaste programme de relance économique, essentiellement dans le secteur de la pêche, particulièrement sinistré. Elle soutient ainsi financièrement (64% du budget) le projet de Solidarités d’aide aux pêcheurs, dans le secteur d’Ampara. Ce projet concerne 4 700 bénéficiaires directs et 16 500 bénéficiaires indirects (une famille sri lankaise est composée en moyenne de 3,5 membres).

Un secteur d’activité ravagé

Le Sri Lanka compte plus de 1700 km de côtes maritimes. La pêche représente donc un secteur d’activité primordial. Le projet de Solidarités concerne principalement le littoral du District d’Ampara, à l’est, qui avec ses 115 km de plages, a été le plus durement touché par le tsunami. Plus de 17 000 familles, soit 75 000 personnes dépendaient de la pêche avant la catastrophe. Mille pêcheurs ont péri dans le tsunami. Installées en bordure de mer, leurs habitations et leurs embarcations ont été emportées. La quasi-totalité des bateaux (environ 3 000) a été détruite, tout comme le matériel de pêche (filets, lignes, moteurs), stockés en général dans des cabanes de plage. A ces pertes s’ajoute une pollution des fonds marins, par les épaves de bateaux et les débris urbains emportés par le courant, jusqu’à 25 mètres de profondeur parfois et qui empêchent la reprise de la pêche à la senne de plage. Long de plus de 300 mètres, ce filet s’accroche systématiquement aux débris et se déchire. Cette activité traditionnelle de subsistance est très développée dans cette partie du pays et a un impact très fort sur l’économie de la région, puisqu’elle permet d’employer jusqu’à 70 personnes par sortie en mer : L’équipage du bateau comprend entre 4 et 8 membres, tandis que 30 à 60 travailleurs journaliers ramènent le filet sur la plage à la force des bras. Ils capturent sardines et autres pélagiques. De quoi accroître leurs revenus quotidiens. Mais ces hommes se sont retrouvés après le tsunami sans activité ni moyen de subsistance. Forte de tous ces paramètres, Solidarités a donc lancé son programme le 1er juin dernier.

Etat des lieux aujourd’hui

Ateliers de formation pour les pêcheurs - 15.2 ko
Ateliers de formation pour les pêcheurs
©/CRF
 
La première partie est destinée à redonner aux pêcheurs les équipements nécessaires à la reprise de l’activité : distribution de pirogues et de bateaux 18, 21 et 26 pieds, lignes de nylon, boîtes d’hameçon, filets éperviers. Environ 2400 pêcheurs (propriétaires de bateaux, équipages, travailleurs journaliers) ont reçu ce matériel de base. Un atelier de chantier naval doit par ailleurs été construit et remis à une organisation locale, dans le but de former du personnel qualifié dans la construction de bateaux. Parallèlement, 300 pêcheurs de 14 villages ont été formés à la maintenance et la réparation de moteurs hors bord. De plus, à ce jour plus de 50% des zones de pêches à la senne ont été nettoyées et contrôlées, permettant à 3700 bénéficiaires de reprendre leur activité. Le nettoyage s’effectue à la main, par une association de plongeurs locale, soutenue et formée par des sauveteurs français de la SNSM.

Solidarités et la Croix-Rouge française continuent de rechercher ensemble des solutions pour répondre le mieux possible à la demande des populations concernées. La saison de pêche avance et la mousson approche (octobre). Pour les pêcheurs, chaque jour compte.

géraldine Drot


   
Recherche   
 
Articles précédents
 
   
 
 
Bilan des actions, 4 ans après
 
Pour tout savoir sur les actions et les projets de la Croix-Rouge française, 4 ans après le tsunami, cliquez ici