Thaïlande

Phuket Sunshine Village
le 29 novembre 2007
Les clés du centre ont été remises officiellement le 29 juin. Depuis, 52 enfants, orphelins du tsunami, issus de milieux défavorisés ou enfants des rues, ont élu domicile dans ce « village » dont la construction a été réalisée et financée par la Croix-Rouge française. D’ici un an, le centre devrait afficher complet. A l’origine de ce projet, la Fondation Phuket Sunshine Village, et sa présidente - également à la tête de l’association Child Watch - qui a voulu recréer une atmosphère et une vie de famille.

Construction Croix-Rouge française - 15.8 ko

Construction Croix-Rouge française
©/CRF

Le village peut accueillir 144 enfants en hébergement à temps plein et 60 enfants en accueil de jour. Quelques mois après son ouverture, il n’est encore rempli qu’à 50% de ses capacités mais la liste des futurs bénéficiaires est déjà établie. Comme l’explique la présidente du Phuket Sunshine Village (PSV), le docteur Supaluck, « à Phuket la vie économique se développe extrêmement vite, ce qui engendre des problèmes sociaux. »

Dr Supaluck, présidente de la Fondation PSV - 18.9 ko

Dr Supaluck, présidente de la Fondation PSV
©/CRF

Orphelins du tsunami, enfants des rues ou des quartiers pauvres, situations familiales difficiles, les « habitants » du PSV retrouvent ici une seconde famille. Une assistante sociale, véritable « mère de substitution » s’occupe d’eux tous les jours, les habille, les emmène à l’école, les fait manger, jouer, leur fait faire leurs devoirs, etc. Elle est là, aussi, pour leur apporter l’affection dont ils ont besoin.

Mère de substitution avec son groupe d’enfants - 18.3 ko

Mère de substitution avec son groupe d’enfants
©/CRF

Un psychologue a par ailleurs été engagé au sein de la structure afin d’aider les enfants à parler de leurs difficultés, à surmonter leurs angoisses, à reprendre confiance en eux, à retrouver une vie équilibrée. « Ils ne parlent pas facilement d’eux. Ces choses-là sont parfois enfouies dans leur inconscient et nous devons les aider à ouvrir leur esprit. L’amour qu’on leur donne opère peu à peu sur leur comportement, ils deviennent moins taciturnes, moins agressifs », confirme Franco Ferri, l’un des directeurs du PSV. En quelques mois, des fratries se sont constituées ; les plus grands aident les plus petits, jouent avec eux, et d’une manière générale, l’agressivité disparaît, des liens de confiance se tissent.

Aire de jeux au centre du PSV - 20.5 ko

Aire de jeux au centre du PSV
©/CRF

La Croix-Rouge française a été sollicitée pour construire le village et fournir tout l’équipement nécessaire (mobilier, vaisselle, appareils ménagers, système de traitement d’eau). Six maisons ont été construites sur un ancien terrain vague. Divisées en appartements avec chambres, cuisine, salon, salle de bains, elles peuvent héberger 12 enfants au maximum et leur seconde maman. Le concept a été calqué sur celui de l’association Child Watch que préside également le docteur Supaluck : « le centre améliore considérablement leurs conditions de vie, ils se sentent en sécurité, dans un environnement rassurant. On peut voir sur leurs visages qu’ils sont heureux de vivre ici. » Il faut distinguer deux groupes d’enfants : le premier, composé des plus de six ans, va à l’école tout près d’ici et rentre le soir ; le second groupe d’enfants de deux à 6 ans, vit à 100% au village. Les petits participent à des activités d’éveil, un instituteur vient leur donner des cours sur place.

Dessin d’enfant en papier recyclé - 12.2 ko

Dessin d’enfant en papier recyclé
©/CRF

« Les enfants peuvent rester au sein de la structure jusqu’à leurs 18 ans. Nous espérons qu’ils soient en mesure de suivre un cursus scolaire normal durant cette période et décrochent un métier à la clé. Ils ont aussi la possibilité de devenir instituteurs ou assistants sociaux à leur tour. C’est d’ailleurs le cas pour certains d’entre eux », raconte la présidente, ravie. Bibliothèque, toboggans extérieurs, salle informatique, activités manuelles, etc., tout est fait pour recréer une atmosphère chaleureuse et familiale. Les sourires des enfants semblent confirmer la réussite du projet.

Géraldine Drot


   
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