Une générosité sans précédent
Par le mouvement planétaire qu’il a suscité dans un monde
saisi par l’émotion et avec plus de 13,5 milliards de dollars reçus au niveau mondial, le tsunami est unique dans l’histoire de la collecte de fonds. En France, la Croix-Rouge était la première organisation à bénéficier d’un élan de générosité totalisant 113 millions d’euros de dons : un Français sur deux a fait un don pour venir en aide aux victimes, sans compter la générosité exceptionnelle des entreprises et des collectivités locales.
Répondre à l’urgence sur les lieux du drame et sur le sol français
Avec plus de 600 000 victimes, dont 31000 morts, le Sri Lanka a subi un véritable traumatisme collectif. Dès le 28 décembre, la Croix-Rouge française était active dans le pays aux côtés de la Croix-Rouge sri lankaise, procédant aux premières évaluations et installant un dispositif d’urgence, en particulier sur la côte est, la
plus touchée. Dans le même temps, un programme "eau et
assainissement" était déployé dans le Nord-Est.
Contrairement au Sri Lanka, l’Indonésie attendra plusieurs jours avant de lancer un appel à l’aide internationale, comme si le pays était en état de choc. Ce n’est que le 30 décembre qu’une équipe Croix-Rouge française de réponse aux urgences humanitaires atterrissait à Medan.
Au tout début du mois de janvier, l’équipe était à pied d’oeuvre à Sigli, où se trouvaient des dizaines de milliers de personnes déplacées, pour déployer ses dispositifs de traitement de l’eau dans une quinzaine de camps. En France, le 26 décembre, quelques heures après l’annonce de la catastrophe, le centre opérationnel
national de l’association était activé pour préparer, en coordination avec les pouvoirs publics, la réponse d’urgence pour les ressortissants français. Il mit en place un dispositif d’accueil dans les aéroports et assura leur retour : près de 1.500 personnes furent ainsi rapatriées et accueillies sur le sol français, par 500 volontaires Croix-Rouge issus de 19 départements.
Des actions complémentaires sur l’ensemble de la zone
La phase de reconstruction qui s’achève concerne principalement le Sri Lanka, l’Indonésie, les Maldives, la Thaïlande, l’Inde et le Myanmar. 157 programmes essentiels au retour à une vie normale s’intègrent dans les cinq grandes missions que s’est assignée la Croix-Rouge française en Asie du Sud-Est depuis le désastre : l’habitat, l’accès à la santé, l’accès à
l’éducation, la relance économique, la prévention et la préparation aux catastrophes.
Des programmes adaptés
Grâce au montant exceptionnel des dons collectés et à la volonté de s’inscrire dans une action humanitaire à effets durables, la Croix-Rouge française a été en mesure de conduire, sur le long terme, des programmes visant, avant tout, le retour à l’autonomie des familles : leur permettre de vivre comme avant, voire mieux qu’avant. Cette phase de reconstruction reposait sur un
accompagnement personnalisé de chaque bénéficiaire, afin de l’associer aux projets le concernant, en évitant de lui imposer un habitat ou des structures inadaptés.
Aider là où les besoins ne sont pas couverts
Une fois tous les programmes achevés, la Croix-Rouge française aura dépensé plus de 109 millions d’euros (97 % des dons) et ainsi contribué de façon importante à la couverture des besoins. Le reliquat de cette somme sera utilisé pour des actions d’urgence et de long cours en manque de financement : aide des victimes des cyclones en Haïti, activités de préparation de la réponse aux catastrophes dans la région des Caraïbes, programmes de santé, d’eau et d’assainissement en Afrique et constituera un fonds d’urgence pour les crises non financées.